Deuxième entretien
(la Sagesse Cosmique sommeille en chacun)
Aurais-tu des questions à me poser sur ce que nous avons dit hier ?
Non, j’ai plutôt hâte d’entendre la réponse à ma dernière question.
Eh bien, voici. L’Univers évolue sans cesse en construisant, déconstruisant et reconstruisant ; à chaque reconstruction, il y a progrès. C’est ainsi que nos savants décrivent actuellement l’évolution de l’Univers.
La Sagesse Cosmique qui dort en nous porte la connaissance de toute cette évolution ; ceux qui y ont accès en témoignent.
L’être humain est aussi un être en évolution qui va de construction en reconstruction en passant par des déconstructions.
Regarde l’évolution d’un bébé qui vient de naître.
Au berceau, il dépend entièrement de ses parents. Ensuite, il fait son chemin sous la conduite de ses parents et de ses éducateurs ; il traverse la rue la main dans la main de sa maman jusqu’au jour où la maman lui dit qu’il est suffisamment grand pour traverser seul ; et ainsi d’année en année, il va conquérir une première autonomie.
Ensuite, en grandissant, il ira d’autonomie en autonomie…
En fait, l’enfant revit, en un temps infiniment moindre, les grandes étapes de l’évolution de l’humanité.
A l’origine, nous baignions dans la Sagesse Universelle ou Sagesse Cosmique ; chacun de nous en faisait pleinement partie comme la goutte d’eau fait partie de l’océan. Ensuite, suivant un processus trop long à expliquer ici, chaque goutte s’est enfermée dans une sphère de moins en moins poreuse au point de perdre de plus en plus contact avec la mer originelle c-à-d avec la Sagesse Cosmique qui, dès lors, lui devint extérieure.
Les plus anciens documents nous parlent de cette Sagesse que nous entrevoyions encore au travers des porosités de la sphère dans laquelle chacun de nous s’est enfermé ; ces documents, en se succédant dans le temps, témoignent d’un rétrécissement progressif de cette porosité d’ouverture ; c’est tout comme si cette Sagesse nous abandonnait toujours davantage.
Dans cet éloignement de la Sagesse Cosmique, quasi absolu aujourd’hui, nous avons perdu toute conscience de ce que nous sommes ici sur Terre. Les plus anciens manuscrits donnent encore des éclaircissements mais les plus récents d’il y a deux mille ans sont plus obscurs ; ainsi certains de ceux-ci rapportent que les grecs disaient : " Mieux vaut être un mendiant sur terre qu’un roi au séjour des morts ! ". C’était l’obscurité totale. Il fallut un événement cosmique qui allait jusqu’à modifier la " densité " de la Terre pour que la sagesse soit réintégrée en l’être humain et que celui-ci ait la capacité d’y avoir accès.
Je n’ai pas l’impression d’y avoir accès !
La sagesse est bien réintégrée en nous ; mais pour que nous soyons conscients qu’elle est bien en en nous, il faudrait y avoir accès.
Quand je disais que la capacité nous avait été donnée, je voulais dire que le chemin d’accès nous a été tracé et que les forces nécessaires pour le parcourir nous ont été accordées. C’est comme si j’étais en possession d’une carte géographique indiquant le chemin à parcourir et d’un véhicule automobile dont le plein d’essence a été fait ! Comment pourrai-je atteindre le bout du chemin si je suis aveugle ?
Or, tout être humain est aveugle et le restera aussi longtemps qu’il ne passera pas sur la table d’opération !
Et qui l’opérera ?
Seul lui-même peut s’opérer !
Lui-même !
C’est ce qui est merveilleux ! En fait, personne n’est complètement aveugle. Tout être a des yeux très légèrement ouverts pour aller voir en soi comment se mettre en route. Et dès que l’on se met en route, les yeux s’ouvrent d’heure en heure, de jour en jour, de mois en mois, d’année en année et… d’incarnation en incarnation.
Tu crois à la réincarnation ?
Ce n’est pas une question d’y croire ou de ne pas y croire ; c’est une question de la vivre intérieurement.
Cependant, pour te mettre sur le chemin de cette découverte intérieure, je reprends ma comparaison de l’évolution de l’humanité à celle d’un enfant. Et je te pose simplement la question : Un bébé qui meurt à l’âge de 6 mois sera-t-il un jour un adulte ?
Non, me diras-tu. Et bien de même, un être humain mort il y a 10.000 ans atteindra-t-il un jour le développement actuel s’il ne renaît pas ?
Le jour où tu auras la certitude intérieure que l’être humain est un être individualisé qui se perfectionne sans cesse, tu admettras tout aussi intérieurement qu’il doit continuellement renaître sur Terre.
Prends ton temps ! Et tu verras….
Je le prendrai. Mais, dis-moi, d’après les anciens documents que savaient les hommes de leur époque ? Ensuite, je te demanderai de me présenter cet événement cosmique qui a rendu l’accès à la Sagesse.
Ce que savaient les hommes de l’époque des anciens documents ? Ils savaient tout ce qui s’était passé depuis les origines jusqu’à leur époque ; ils le savaient dans un langage imagé dont il est difficile, à notre époque, de dégager la profonde signification si nous-mêmes ne nous sommes pas mis en route sur le chemin de la découverte intérieure dont je viens de te parler.
Personnellement, avec des compagnes et des compagnons, je me suis mis en route sur ce chemin.
Aujourd’hui, je peux te dire que les mythologies hindoue, perse, égyptienne et grecque que nous avons approchées révèlent les plus grandes réalités sur la nature du cosmos et de l’être humain.
Tu comprendras que nous ne pouvons pas dans ces premières rencontres en parler en détail ; toutefois, je t’en brosserai un grand tableau en répondant à ta deuxième question demandant en quoi consiste l’événement cosmique qui nous a rendu l’accès à la Sagesse Cosmique.
Mais n’oublie pas de te mettre en marche vers la découverte intérieure !
Je te propose de reporter cela à notre prochain entretien.
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Première éditon : 11 septembre 2001
Dernière révision :
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