Un séminaire d’introduction à la Science de l’Esprit ?

De quoi s’agit-il ?

 

Vers la fin du siècle, l'homme aura tant d'informations qu'il en sera submergé et tombera dans la névrose.

Pour pouvoir se guider, l'homme aura besoin d'idées fondamentalement justes.

Rudolf Steiner

(1861 - 1925)

 

 

 

 

 

Les personnes qui suivront ce séminaire sur ce site peuvent se faire connaître afin que je puisse les inviter à participer à un Week-End ou une Journée d'échanges et de partages.

 

C’est en été 1971 que je découvris l’existence de la Science de l’Esprit de Rudolf Steiner appelée « Anthroposophie ».

C’était bien après le début de mon questionnement intérieur sur le sens de la Vie ; j’avais reçu une éducation chrétienne catholique ; une éducation qui me laissait sur ma soif d’en savoir davantage et surtout qui ne me permettait pas de trouver réponse à mes questions.

C’était aussi 19 ans après mon entrée dans l’Industrie où, en tant qu’ingénieur industriel, j’avais compris qu’une idée n’est juste que lorsqu’elle se vérifie dans les faits. Responsable d’une fabrication nouvelle, j’avais été amené à imaginer des machines pour améliorer le travail ; dès le début je constatai que j’avais la capacité de vivre intérieurement l’idée que je me faisais d’une machine et d’en découvrir les détails de fonctionnement avant sa construction ; c’est ainsi que je découvris combien il faut être prudent devant une « intuition » ; aussi longtemps que la « vie intérieure » ou les faits ne l’ont pas confirmée, nous ne pouvons l’accepter.

C’était cette prudence que je découvris dans l’œuvre de Rudolf Steiner ; il répétait sans cesse de ne prendre en considération une intuition que dans la mesure où elle se vérifiait dans la vie quotidienne.

J’avais bien lu auparavant quelques ouvrages d’ésotérisme ; c’était sans satisfaction ; je ne trouvais guère de tolérance ni de cohérence. Au cours de ce séminaire, j’aurai l’occasion de préciser mon attitude vis à vis de ces documents.

Et voilà que dans l’œuvre de Rudolf Steiner – qu’il appelait « Science de l’Esprit » ou « Anthroposophie » – je découvre des « notions ésotériques » qui ont leurs incidences dans la vie journalière. Cette oeuvre apporte des impulsions constructives dans tous les domaines de la vie: agronomie biodynamique ; pédagogie dite « Waldorf » ; biologie ; diététique ; médecine globale (bien avant la psychosomatique et que l’on pourrait qualifier de « pneuma-psycho-somatique) ; architecture ; musique ; sciences sociales ; arts thérapeutiques dont l’eurythmie ; apports scientifiques confirmés plus tard par la Science – comme la présence de cyanogène dans le noyau des comètes – ; concordance avec les manuscrits de la Mer Morte découverts ensuite ;…)

*

Je pris conscience que l’étude de cette Science de l’Esprit était très exigeante ; elle requérait beaucoup de travail intérieur, beaucoup d’observations du monde extérieur afin de créer en soi une vraie harmonie « Terre-Ciel ».

Plus j’avançais, plus je me sentais au cœur d’une réalité quasi-palpable. Je découvrais réponse à mes questions intérieures. Je découvrais le sens des diverses religions. Je découvrais combien cette Science de l’Esprit relie l’Esprit qui est l’Homme à l’Esprit de l’Univers – comme le disait Rudolf Steiner. Je découvrais une philosophie pour la vie quotidienne. Il n’y a pas de vie sur Terre sans vie dans le Ciel et il n’y a pas de vie dans le Ciel sans vie sur la Terre ; les deux vies sont intimement liées en nous et ne font qu’Une.

Dans le domaine social, je me confortai dans le comportement relationnel que j’avais adopté dans l’industrie ; je le compris davantage et l’améliorai. Je découvrais en profondeur la mission spécifique de chacun de ces trois mots puissants issus de la révolution française : Liberté, Egalité, Fraternité.

J’aurais voulu partager ce que je vivais avec d’autres mais ce n’était pas facile. C’est une œuvre que l’on ne peut pas résumer sous peine de dénaturer la vraie manière de l’approcher ; de plus, comment ce monde, marqué en profondeur par le « matérialisme scientifique », peut-il avoir accès à des données suprasensibles que l’on ne découvre pas dans nos laboratoires scientifiques universitaires ?

Dans les cinq dernières années de ma carrière dans l’entreprise, je fus affecté au « Développement des ressources humaines » ; je fis connaissance de l’ « Analyse Transactionnelle » et en donnai des séminaires dans l’entreprise afin d’améliorer les relations entre cadres et maîtrise, entre maîtrise et son personnel.

C’est ainsi qu’un cadre de l’entreprise me recommanda à une Association de parents d’une Ecole d’Auvelais pour lui donner une conférence sur cette Analyse Transactionnelle. Et voilà qu’à ce moment-là, une profonde restructuration de mon entreprise mit en préretraite tout le personnel de mon âge ; j’avais cinquante deux ans. C’est ainsi que lors de cette conférence, je pus proposer de donner gracieusement des séminaires d’Analyse Transactionnelle. J’accueillis ainsi trois groupes, deux heures tous les quinze jours. Après une première année de rencontres, je proposai de continuer en examinant de plus près la nature de l’homme à la lumière des perceptions suprasensibles que les hommes commencent à acquérir.

Avant de commencer ces séminaires, je créai avec quelques amis une association sans but lucratif afin de mettre mon travail bénévole dans la légalité. Cette association s’appelle « Initier - Développer - Connaître - Cultiver - Humaniser " » ; en abrégé IDCCH ; cette appellation mettait ainsi l’accent sur un double but : acquérir une connaissance et ensuite se cultiver en s’appuyant sur elle ; il ne s’agissait pas d’apprendre pour le seul plaisir de connaître mais aussi pour en tirer des fruits pour la vie quotidienne. Cette association est un lieu de rencontres où chaque animateur agit sous sa responsabilité personnelle. Pour plus d’infos sur les activités de cette association, voir le site : http://users.belgacom.net/idcch

C’est ainsi qu’en 1983, après cette année « préparatoire » d’Analyse Transactionnelle, je donnai mes premiers séminaires d’introduction à l’anthroposophie. Je m’efforçai de les donner de plus en plus dans une attitude d’accompagnement des personnes. Je voulais faire en sorte que les bases générales de l’anthroposophie soient correctement perçues comme point de départ à toute recherche – personnelle ou en groupe – dans une « spécialité » que chacun pourrait choisir suivant ses aspirations.

Il est utile de constater qu’en partant de l’Analyse Transactionnelle, je partais d’une psychologie existante que j’allais « élargir » à la lumière de la Science de l’Esprit. C’est là une « procédure » révélatrice de l’essence de la Science de l’Esprit ; cette Science n’est pas là pour s’opposer à la Science de nos universités mais pour l’élargir. C’est pourquoi, j’estime qu’il n’est possible de présenter la Science de l’Esprit qu’à partir de notre vie quotidienne ; à partir de ce qui existe ; à partir des problèmes générés par la vie quotidienne.

Depuis 1983, j’ai donné chaque année des séminaires d’introduction à raison de deux heures en soirée tous les quinze jours à Auvelais ou en Week-End à la Converserie près de St Hubert. J’animai aussi quelques groupes d’approfondissement.

A partir de 1990, je fus approché par quelques personnes parcourant divers chemins spirituels ou ayant des facultés de perception suprasensibles. Je fus ainsi amené à vérifier combien la Science de l’Esprit est une science qui contribue réellement au rassemblement des différents courants de pensée laïques, philosophiques ou religieux. J’entrai ainsi dans une période de travail intérieur reliant mon « Moi » à bien des « Moi » d’autrui ; ce fut une période d’ « Eveil au contact du Moi d’autrui ». C’est ainsi que depuis, environ cinq ans, je n’ai plus donné de séminaires d’accompagnement à l’introduction à l’anthroposophie.

Aujourd’hui en novembre 2002, je reprends ces séminaires, fortifié par un vécu intérieur intense et par une profonde conscience que la Science de l’Esprit est un des moyens les plus vrais pour aider les différents courants de pensée à se comprendre et finalement à « devenir Un » dans le respect et la compréhension de la spécificité et des apports de chacun. Elle est aussi un des moyens les plus vrais pour aider les personnes « déboussolées » dans leur recherche à retrouver une « colonne vertébrale ». Nous sommes aujourd’hui sollicités par des activités spirituelles bien diverses ; nous avons besoin d’idées fondamentalement justes pour opérer un discernement ; ce sont ces idées que propose la Science de l’Esprit ; elle propose non seulement ces idées mais aussi les moyens de les découvrir soi-même.

*

Qui était Rudolf Steiner ?

Rudolf Steiner est né à Kraljevec (frontière Hongro-Croate) le 27 février 1861. Il est mort à Dornach en Suisse le 30 mars 1925. C’était un philosophe et un scientifique.

En juin 1976, Claudine Brelet-Rueff le présentait come suit :

« « « Rudolf Steiner est tout ce que pourrait être un parfait humaniste de l'an 2000. Il s'intéresse à tout. Il innove dans tous les domaines. Il est à la fois géomètre, architecte, musicien, thérapeute, diététicien, agronome, historien, archéologue, metteur en scène, pédagogue... Aucune branche du savoir humain qu'il n'explore et n'enrichisse de nouvelles propositions, y compris la biologie. Mourant quatorze années avant la guerre de 1939, il prévoit les temps où l'humanité domestiquera les forces de la « sous-nature », l'électricité et la radioactivité, par exemple, auxquelles il lui faudra prendre garde pour ne pas en devenir victime. Tout comme Aldous Huxley, il prévoit notre « meilleur des mondes », mais, plus optimiste que ce dernier, il lui offre une chance de ne pas devenir le point final de l'humanité. Il prévoit ce point de rupture, cette crise de civilisation qui amène la fin d'un monde, mais il propose de préparer, d'ores et déjà, les temps nouveaux... ceux pour qui la science anthroposophique sera une source de connaissance, d'harmonie, de joie de vivre et de beauté. » » »

Dans son enfance, Rudolf Steiner s’aperçoit qu’il vit dans deux mondes : celui dont il peut parler car tout le monde le voit et celui dont il ne peut parler car il est le seul à le voir. C’est un être qui possède des facultés de perceptions suprasensibles telles que tout homme les possèdera un jour.

Pourquoi lui et pas nous tous ?

Parce que, au cours de ses vies successives, il est arrivé non seulement à cultiver les qualités d’âme nécessaires à l’acquisition de ces facultés nouvelles mais aussi à se charger de certaines responsabilités vis à vis de l’humanité (karma). En faisant part du fruits de ses investigations suprasensibles, il voulait « mettre en piste » ses auditeurs pour qu’ils fassent les efforts nécessaires à l’acquisition de cette faculté. Toujours, il recommandait de ne pas le croire sur paroles mais de vérifier intérieurement. Toujours, il recommandait de former en soi les « organes suprasensibles ». Hélas ! Il fut déçu !

Aujourd’hui son œuvre survit mais, si là où il se trouve aujourd’hui, il pouvait nous parler, il nous dirait encore sa déception ! Bien plus, il regretterait la tendance adoptée par certains à se limiter à ses apports. Comme si nous oublions un des fils conducteurs de son enseignement : « L’Etre humain est un être en évolution dans un cosmos en évolution ». Certes, toute son œuvre n’est pas encore utilisée et il y a encore énormément à faire pour mettre en pratique tout ce qu’il nous a apporté. Toutefois, je suis persuadé que son œuvre ne survivra pas si nous ne la prolongeons pas en acquérant nos propres facultés de perception suprasensible. C’est ainsi que nous pourrons l’actualiser à la lumière de ce que l’humanité et le cosmos sont devenus trois quarts de siècles après sa mort ; dans une de ses conférences, il a précisé que son enseignement apportait une métamorphose aux enseignements du passé ; il a ajouté que son enseignement à lui serait aussi métamorphosé à l’avenir. Comme nous le verrons au cours de ce séminaire, la constitution humaine évolue de siècles en siècles et donc, les fruits de la perception suprasensible évoluent tout autant.

Il nous revient de nous souvenir que – comme le disait déjà Goethe – notre dévotion, notre respect envers la vérité demande à être tels que nous disions : « Ce que je considère comme vrai aujourd’hui, je suis prêt à le remettre en question demain ! ».

*

En accueillant cette année à Auvelais un groupe de quatorze personnes afin de les accompagner dans un nouveau séminaire d’introduction à la science de l’Esprit, j’ai voulu « écrire » ce séminaire sur mon Site Internet au fur et à mesure de son déroulement (si j’y parviens !!! Peut-être y aura-t-il un certain retard ???).

Il faut maintenant que je vous livre une caractéristique de mon âme.

J’ai tendance à n’être que très difficilement satisfait de ce que je fais ; je prends conscience régulièrement que j’aurais du m’exprimer autrement, que j’aurais du dire ceci ou cela ; bref, je suis comme ces peintres qui ne sont jamais satisfaits de leur tableau et qui, parfois, mettent des heures à le contempler avant de l’achever ou d’y ajouter une mini-retouche ! Je vis avec mes textes intérieurement et vais les revoir pour vérifier si je me suis exprimé correctement ou pour les retoucher comme j’ai retouché intérieurement ma pensée. Ne vous étonnez donc pas si vous voyez des modifications de temps à autre dans les textes ! Pour vous aider à découvrir les textes modifiés, j’ai prévu en bas de chaque « page » du Site une date : « Première édition » et une seconde date « Dernière révision ». Il m’arrive aussi – après un certain temps – de me dire : « Ce n’est plus possible de faire des retouches, je ferai un autre tableau. Ce tableau garde la valeur de son époque mais je vais faire mieux ! » ; c’est ainsi qu’il y a une troisième section dans mon Site « Entretiens et textes d’approfondissement – Témoignages » ; sauf si je décide de le détruire pour en mettre un nouveau dans le même cadre.

Enfin, une demande que je vous adresse avec insistance (permettez-le moi). N’hésitez pas à m’écrire pour me donner vos remarques, vos avis sur le contenu, votre vérité à vous, etc., etc., etc…. Voici mon adresse : guy.lorge@skynet.be

Bien cordialement,

guy

 

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Première éditon : 11 novembre 2002

Dernière révision :15 novembre 2002

                                 

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