|
j'ai besoin de tes caresses |
|
Sans
tes caresses, je ne peux vivre. Exemple clinique que nous rapporte JAMES et JONGEWARD dans leur ouvrage "NAITRE GAGNANT" paru
chez "Intereditions" . Quand
le père de Suzanne la confia à un important hôpital pour enfants, elle
avait 22 mois. Elle ne pesait pourtant que 15 livres (le poids d'un bébé
normal de 5 mois), et ne mesurait que 71 centimètres (la taille moyenne
d'un enfant de 10 mois). Son développement moteur était presque nul,
elle ne savait ni marcher à quatre pattes, ni parler, ni même “
gazouiller ”. Si on s'approchait d'elle, elle s'écartait en pleurant. Après
trois semaines, Suzanne n'ayant reçu aucune visite, une assistante
sociale prit contact avec la mère. Elle et son mari possédaient une
culture au-dessus de la moyenne. Cependant la mère déclara “ Un bébé
mérite à peine le nom d'être humain ”. Elle
disait que Suzanne n'aimait pas qu'on la prenne dans les bras et préférait
rester seule. Elle avait renoncé à toute tentative de contact avec
Suzanne, et en ce qui concernait les soins à lui apporter, avouait: “
Je ne veux plus avoir à le faire ” . . Les
examens ne mirent en évidence aucune cause physique pouvant expliquer
cet important retard dans le développement physique et mental de
Suzanne, et on diagnostiqua un “ syndrome de privation maternelle ”. On fit appel à une volontaire pour remplacer la mère et consacrer à Suzanne six heures de soins attentionnés par Jour, cinq Jours par semaine. Le personnel de l'hôpital accorda également beaucoup d'attention à Suzanne, la prenant souvent dans les bras, la berçant, jouant avec elle, et ]a faisant manger en lui prodiguant un maximum de contacts physiques. Deux mois plus tard, bien qu'elle manifestât encore un retard marqué, Suzanne avait acquis des réactions affectives très développées. Elle avait aussi pris six livres et grandi de cinq centimètres. Ses capacités motrices s'étaient nettement améliorées: elle savait marcher à quatre pattes et aussi debout lorsqu'on la soutenait. Elle pouvait sans crainte supporter la présence de personnes inconnues. Les soins affectueux et tendres prodigués à Suzanne avaient eu un effet remarquable. |
| Et voici maintenant un témoignage personnel ..... |
|
M’aimes-tu ? Voilà la question que m’adressa, il y a quelques jours, une personne handicapée physiquement que je visite depuis de nombreux mois. J’y vis une invitation à faire le point – de manière la plus concrète, issue d’un vécu – sur les échanges qu’elle et moi avions entrepris pour découvrir la vie de l’âme imprégnée du Pur Amour. Le Pur Amour ? Il s’agit de cette Force primordiale qui émana de l’Intelligence cosmique afin de créer et mettre en évolution l’Univers. Au sein de cette évolution, nous, les êtres humains, avons la redoutable mission de nous emparer de cet Amour primordial pour y introduire la Liberté et poursuivre notre propre évolution. Nous avançons péniblement dans cette tâche car, au sein de cette liberté, nous commettons sans cesse des erreurs. A quoi bon reprocher nos misères à cette Intelligence cosmique dont nous faisons partie intégrante ? C’est à nos « Non-Amours » que nous avons à nous en prendre ; c’est sur nos états d’âme imprégnés d’égocentricité que nous devons diriger notre regard afin de les métamorphoser en Pur Amour. C’est vraiment très simple à dire !!! Mais nos bagages héréditaires – nos mémoires cellulaires, dit-on aujourd’hui – nous plongent dans le non-amour, la peur et le doute.
Non-amour, peur et doute, voilà les trois fléaux qui nous font commettre les pires erreurs destructrices d’une Paix que tous nous voudrions pour nous-mêmes et – hélas – d’une façon confuse pour autrui. Pourtant, ces trois fléaux, nous pourrions les surmonter en éclairant cette aspiration à la Paix par une recherche intègre de ce que nous sommes, nous les humains et en ayant ensuite le courage d’agir en conséquence. Ainsi, Amour, Courage, Sagesse prennent la place du Non-amour, de la Peur et du Doute. |
\\
|
C’est entrer dans un état d’âme tel que je puisse dire : Je t’aime car, pour parcourir ton chemin sur cette Terre, tu as besoin de ce que vit mon âme qui t’accepte tel que tu es et qui ressent tes joies et tes souffrances ET je t’aime car, pour parcourir mon chemin sur cette Terre, j’ai besoin de ce que vit ton âme qui m’accepte tel que je suis et qui ressent mes joies et mes souffrances. C’est une respiration entre deux êtres, entre tous les êtres : « J’inspire ton expiration, Tu inspires mon expiration ». Souvent, aujourd’hui, nous aimons une personne parce qu’elle nous est agréable, parce qu’elle nous donne du plaisir, parce qu’elle nous est utile ; si nous nous soucions d’elle, c’est pour qu’elle nous appartienne encore davantage. Nous vivons dans une « Sphère d’Amour-pour-soi ». Quand nous découvrons ce qu’est le Pur Amour, nous franchisons le seuil d’une autre sphère : la « Sphère du Pur-Amour », la « Sphère de l’Homme Nouveau », Quels sont les organes de cette respiration ? Ce sont nos sens ; tous nos sens. Dans cette Sphère, la sensualité se métamorphose en une capacité de transmettre les « Forces de vie » ; nos sens véhiculent de véritables forces de vie. Un exemple facile . Dans cette sphère, le sens du toucher transmet la chaleur du cœur ; regardez un bébé ; plus sa mère le touche avec chaleur, mieux il s’épanouit. Pourquoi en serait-il autrement pour les adultes ? Que d’êtres humains deviennent malades jusqu’à en mourir lorsqu’ils sont privés du toucher. Et nous pourrions parler ainsi de tous nos sens ; chacun d’eux est un organe qui véhicule une force de vie. |
\\
|
Les tabous, les interdits ne se justifient plus dans la « Sphère de l’Homme nouveau » ; car dans cette sphère, chacun agit en conscience ; le corps a retrouvé sa juste place aux côtés de l’âme et de l’esprit ; dans cette sphère, les bas-instincts égocentrés véhiculant des forces de mort se sont métamorphosés en penchants distribuant des forces de vie. Un tel amour rejette toute exclusivité car, de par sa nature, il est universel. Dans cette Sphère nouvelle, je vis, dans mes sens, les forces de vie qu’autrui me donne ; je ne prends plus rien pour moi-même. Ainsi, une grande joie monte en moi : celle de vivre l’unité ; je vis l’intimité du Un. En chacun de nous dorment ces forces de vie ; nous pouvons les réveiller et les développer au contact d’autrui et les mettre en œuvre dans la mesure de notre capacité à en rayonner et de notre capacité à nous laisser étonner par ceux dont elles rayonnent. Ce serait courir un grave danger que de se lancer à tête baissée dans cet amour gratuit sans être éclairé sur le chemin que nous parcourons sur Terre. Un parcours qui demande à se faire en recherchant sans cesse l’équilibre entre les trois grandes forces de l’âme : Amour – Action – Sagesse-connaissance. La Sagesse conduit à l’Amour et l’Amour conduit à la Sagesse : ce sont deux forces qui s’épousent pour générer l’Action ; et l’Action les fait mûrir et se développer. A quoi bon aimer, à quoi bon connaître si l’on ne passe pas aux actes ? Comment passer aux actes si l’on n’aime pas ou si l’on ignore les réalités profondes de la nature humaine ? |
accueil
sommaire
Première éditon : 22 décembre 2003
Dernière révision :
accueil