Sixième entretien
(Bouddhisme, Christianisme et Humanisme)
Notre dernier entretien a été et sera le plus difficile de nos entretiens de base.
Méditation et éventuellement entretiens d’approfondissement te seront nécessaires.
Pour faciliter méditation et vérification dans la vie quotidienne je vais encore te proposer une image.
Tu connais les poupées russes qui s’emboîtent l’une dans l’autre.
Eh bien, la plus petite, celle qui est au centre de toutes les autres, nous pourrions la considérer comme le " Je-spirituel " dont la tâche est d’imprégner toutes les autres par son rayonnement. Ce Je-spirituel, qui, dans les éons à venir, s’accomplira en Manas, Bouddhi et Atma.
En principe donc, ce " Je " devrait être représenté par trois poupées mais ce serait un peu compliqué actuellement pour les distinguer ; nous en reparlerons lors d’un entretien d’approfondissement. Pour l’instant, ne te soucies pas trop de savoir ce que c’est que " Manas, Bouddhi, Atma " ; laisse le temps faire son œuvre dans ta méditation ultérieure ; une première méditation peut se limiter à vérifier la présence d’une entité spirituelle " Je " qui attend d’être accueillie par notre âme afin qu’elle ajuste son comportement.
Cette poupée centrale, ce noyau, ce " Je " ou " Je-Esprit " va donc rayonner, en premier lieu, sur nos trois âmes c-à-d sur les trois facultés de l’âme ; lesquelles agiront ensuite sur les trois corps. Le " Je " va donc rayonner :
sur " l’âme qui sent, qui capte ou âme sensible " afin qu’à son tour elle prenne en main son corps astral. Que veut dire prendre en main son corps astral ? Cela veut dire gérer toutes ses passions, émotions, instincts,… Je dis bien " gérer " et non " maîtriser ". Ici, se profile une clé que j’ai eue en main depuis longtemps et dont je commence seulement à pourvoir me servir… ; il s’agit de ce qui est devenu pour moi une grande réalité : acquérir la capacité de métamorphoser le mal en bien ; détruis le mal et il renaît de ses débris ; rejette le mal et il va en autrui ; mais si tu le métamorphoses, le mal disparaît ! Nous en reparlerons.
sur " l’âme qui pense " afin qu’elle reconnaisse les lois de vie cosmiques et qu’ainsi elle agisse sur les forces de vie de son corps éthérique ; en commençant d’abord par les habitudes, le caractère petit à petit (eh oui !), … . Le " Je " fera découvrir à l’âme qu’elle ne doit pas seulement penser avec la raison mais aussi avec le cœur (intelligence du cœur).
sur " l’âme qui agit en conscience " afin que son corps physique devienne un véritable instrument de vie.
Ce rayonnement commence sur l’âme sensible, celle qui utilise les sens du corps astral ; bien souvent, dans la littérature, âme sensible et corps astral sont confondus : car l’âme sensible repose dans le corps astral, comme l’épée est engainée dans le fourreau. C’est ce travail sur l’âme qui est, de nos jours, le plus urgent. Sans ce travail préalable sur le corps astral, il n’est pas possible de poursuivre le cheminement de l’âme vers la conscience. Dès que l’âme a aligné son corps astral sur les qualités des êtres spirituels, il lui devient possible de poursuivre son chemin vers la conscience de la présence en soi du noyau ou Je-Esprit ou Manas.
Voilà un cheminement qui ne me paraît pas facile ! Comment puis-je arriver au courage d’entreprendre un tel chemin aussi longtemps que je n’ai pas cette conscience du " Je " qui, en moi, est disposé à me guider ?
Le sentiment d’être toi est bien en toi ; notre évolution a été telle que chaque être humain a pris conscience de lui en se tournant vers lui-même au point que chacun se comporte en " égoïste ". La conscience de l’ego, tout le monde l’a ! Mais celui qui cherche prend de plus en plus conscience que cet ego doit se transformer en un " mieux ". C’est ainsi que nous constatons une recherche de " mieux vivre ", de " mieux être ", de " mieux agir ", de " mieux penser ", de " mieux ressentir ", etc, etc…
Dans un entretien d’approfondissement, nous parlerons de l’origine de ce " sentiment de mieux " qui nous habite et que beaucoup étouffent par aveuglement…
Aussi, dès que nous nous mettons en chemin, le niveau de conscience monte de palier en palier. Le chemin est toujours le même : il va d’un travail sur notre astralité pour aboutir, au travers, à la fois, de la raison de la tête et de la raison du cœur, à une conscience plus grande de soi, donc de son Je-Esprit et de ce que ce Je-Esprit nous demande. C’est un chemin qui se répète continuellement. Médites ce chemin et tu verras que c’est aussi le chemin en lemniscate de la figure 2 qui demande à notre âme de se mettre en mouvement, animée par une force de retournement continuel ; un chemin qui va, sans arrêt, d’expériences dans le Corps aux expériences dans le Je-Esprit.
En avançant ainsi de palier de conscience en palier de conscience, nous forgeons notre âme et dévoilons notre Je ; Âme et Je-Esprit deviennent deux associés qui ne se quitteront plus et qui contibueront à se développer dans la conscience d’incarnation en incarnation ; à ce " couple âme-esprit ", on a donné le nom d’" entité psycho-spirituelle ". Mais attention ! Il s’agit de nommer une réalité qui est deux en un et un en deux ; mais cette entité double n’a aucun sens sur Terre si elle n’est pas associée à un Corps ! Trois en Un et Un en Trois.
Lorsque tu parles de métamorphoser notre astralité, tu me fais penser au Bouddha qui nous invite à la compassion !
Tu as tout à fait raison. C’est pourquoi, j’affirme avec une grande force intérieure que :
le Bouddhisme prépare l’âme à accueillir Christ.
Christ sera bientôt perçu par les Bouddhistes.
Quand, dans nos troisième et quatrième entretiens, nous avons constaté que le rideau tombait sur le Bouddhisme et le Christianisme, nous nous sommes demandés, tant pour le Bouddhisme que pour le Christianisme, s’il s’agissait d’un tomber de rideau sur un premier acte ou sur une pièce.
Pour moi, il s’agit d’un rideau qui tombe sur deux pièces. Désormais, une nouvelle pièce va se vivre : celle où Bouddhisme et Christianisme se rejoignent dans une alchimie profonde.
En outre, tous les courants de pensée culturels, laïques et religieux vont pouvoir les rejoindre dans une alchimie totale. Il n’y aura plus d’institutions : il n’y aura plus que l’Humanité toute entière.
Tu vas vite !
Beaucoup trop vite, la nouvelle pièce sera en un acte mais il sera long, très long !
Tout être est appelé à être acteur mais beaucoup mettront du temps !
Tu prédis l’avenir !
En quelque sorte !
Pour moi, la trame essentielle de cette nouvelle étape de l’Humanité est évidente ; je n’éprouve pas le moindre doute intérieur quant à sa réalité ! Mais je ne connais rien quant aux détails de son déroulement !
C’est une pièce que je ne pourrais écrire car, désormais comme cela ne l’a jamais été dans le passé, la marche de l’Humanité est aussi entre les mains des hommes et personne ne peut prévoir ce qui va se passer dans le temps !
Mais comment peux-tu dire que le courant laïque rejoindra Bouddhisme et Christianisme ? Je pourrais te poser la même question pour tous les autres courants de pensée mais ici tu me parais y aller un peu fort !
C’est le Bouddhisme qui me paraît actuellement le plus proche du courant de pensée laïque. C’est par la porte du Bouddhisme que ce courant pourrait entrer activement dans la nouvelle étape de l’humanité.
En effet, dans le Bouddhisme, il est surtout question d’améliorer le comportement de l’Homme. Il met l’Homme au centre de ses préoccupations. Il parle moins de religion que de développement humain.
Or, le courant de pensée laïque met l’Homme au centre de ses préoccupations!
Je ne parle pas ici des loges obscures qui feraient volontiers des hommes des robots à leur service ; je ne parle que des courants de pensée laïque se souciant du bien-être de l’humanité.
Une parenthèse : ces loges obscures rejoindront-elles un jour le Bouddhisme et le Christianisme comme les autres courants ?
Je ne pense pas que certains êtres humains puissent s’égarer indéfiniment. De plus, n’oublions jamais que la Lumière n’existerait pas s’il n’y avait pas d’ombre. J’ai constaté plus d’une fois que l’ombre faisait progresser ! Ne soyons donc pas méchants envers l’Ombre ; soyons Bouddhistes : plein de compassion et de… remerciements ! mais aussi plein de lumière protectrice !
Merci ! Tu disais donc que le courant de pensée laïque mettait l’Homme au Centre de ses préoccupations tout comme le Bouddhisme.
Christ nous conduit vers l’idée que l’être humain, tout comme l’Univers, est un Etre en évolution ; lorsque par une recherche intérieure libre et consciente, nous aurons pris conscience de la véritable nature de l’Homme, nous découvrirons que l’Homme et Dieu ne font qu’Un. L’Homme, c’est Dieu ; Dieu, c’est l’Homme.
L’Homme c’est Dieu qui se métamorphose.
Dans les plus anciens textes " Les Védas " qui rapportent ce qui s’est transmis de l’ancienne Inde (7 millénaires avant Christ), on peut lire ceci au sujet de l’être humain :
" S’il existait un autre que moi, je me décrirais par lui. Je suis de toute éternité, et je serai de toute éternité. Je suis la Cause première de tout, la cause de tout ce qui se trouve à l’Ouest, à l’Est, au Nord, au Sud, la cause de tout ce qui est dans les hauteurs et dans les profondeurs. Je suis tout, et je suis plus vieux que tout ce qui est. Je suis le Maître des maîtres. Je suis la Vérité elle-même, la Révélation elle-même, la cause de la révélation. Je suis la Connaissance, je suis la Piété, je suis la Justice. Je suis celui qui fait tout ".
Qui parle ainsi ? Celui que tout Homme peut trouver quand il descend en lui-même; non pas son petit "je" qui se manifeste facilement dans la vie quotidienne mais le daïmonion, dont parle Socrate, ce daïmonion qui ne fait qu’un avec l’Univers.
A l’origine, était Dieu, " l’HOMME-ARCHETYPE ".
En parlant de Christ, les Pères de l’Eglise disaient : " Il s’est fait Homme pour que par lui l’Homme devienne Dieu ".
Sortir de la dualité est une tâche qui se présente à l’être humain d’aujourd’hui.
Et toutes les mythologies et autres religions ne vont-elles pas à l’encontre de ce principe d’unité ?
Absolument pas ! Lorsque l’on a pris conscience de cette grande réalité de la non-dualité, on découvre dans toutes ces religions un chemin, peut-être sous-jacent, qui va de la multiplicité à l’Unité.
A l’Origine, il y avait une nébuleuse dans laquelle nous étions Un dans une conscience collective. Cette conscience collective a éclaté dans le Big-bang. La création n’est qu’une suite de séparations et de reconstructions comme le dit très bien, en images, cet ancien livre de la Genèse et comme le constatent aujourd’hui nos chercheurs scientifiques.
Depuis ce Big-bang, une longue marche est en cours pour reconstituer une nouvelle vie dans l’Unité où chaque être y vivra consciemment et en liberté. Qui dit " Unité " dit " Amour ".
Dans cette longue marche, les premiers grands pas que l’Homme est appelé à faire ce sont ceux de l’Amour. Le début de l’Amour véritable, c’est la Compassion, non pas la condescendance mais la vraie compassion enseignée par Bouddha ; cette compassion qui sera telle qu’un jour nous ressentirons la faim de celui qui n’a pas mangé alors que nous-mêmes seront repus !
Ainsi donc ce courant de pensée laïque, qui a déjà accès à une certaine compassion, pourrait découvrir le sens véritable du christianisme ?
Oui ; les êtres issus de ce courant qui auront la capacité de se débarrasser de toutes les idées fausses que le christianisme a induites en eux, pourront découvrir en eux et autour d’eux des clés qui leur ouvriront les portes intérieures.
Quelles sont ces idées fausses que le Christianisme a induites ?
Après les 4 premiers siècles d’existence, le Christianisme, sous l’impulsion de Constantin, s’est érigé en une institution autoritaire calquée sur le modèle de l’empire romain. Cette structure institutionnelle a pu être plus ou moins bien vécue presque durant tout le moyen âge ; c’était une structure assez bien en harmonie avec le degré d’évolution de l’âme humaine à cette époque. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Cette situation ne peut-être comprise qu’à la lumière de l’évolution générale de l’humanité ; c’est un long, très long récit.
Je suis assez curieux et aimerais que tu me donnes une description sommaire de cette évolution ;
Eh bien voici ! Mais, aujourd’hui, je ne remonterai pas au delà de l’ancienne civilisation égyptienne et je serai succinct. (voir figure 4)
Que se passe-t-il dans cette civilisation égyptienne ? (exactement : égypto-assyro-chaldeo-babylonienne)
Nous voyons, entre autres choses, l’Homme construire des pyramides en suivant des lois qui nous émerveillent aujourd’hui ; certaines, cependant, échappent encore à notre compréhension.
Les écrits de cette époque laissent apparaître que l’Homme agissait avec une grande sensibilité, comme instinctivement et était incapable de formuler des concepts ou des abstractions, comme nous savons le faire actuellement. L’écriture est en images (hiéroglyphes) ; elle confirme la grande sensibilité de l’âme égyptienne. La conscience de l’Homme était comme endormie dans une sorte de rêve, d’instinct ; c’est dans ces images de la conscience endormie que l'Homme détenait "la connaissance" ; il était encore en relation avec la Sagesse Cosmique mais dans une mesure moindre qu’à l’origine.
Il y a une mythologie égyptienne qui rapproche l’Homme de Dieu et qui, bien comprise aujourd’hui, nous permet de sortir de la dualité Homme-Dieu dont nous parlions il y a quelques instants.
La civilisation suivante est la civilisation gréco-romaine.
L’école d’Athènes va marquer cette civilisation.
La connaissance sous forme d’images disparaît et les hommes s’inquiètent. Socrate les rassure en leur disant que cette connaissance en images fait place à une connaissance sous forme de pensées ; comme je le rappelais ci-dessus, Socrate disait : "Si tu désires connaître les vérités sur l’ordonnance du monde, tourne ton âme vers ton daïmonion intérieur; il te révélera ces vérités sous forme de pensées.".
Mais attention ! Il ne s’agit pas de pensées abstraites ; bien au contraire, il s’agit de pensées que le grec pouvait sentir vivre en lui tout comme, précédemment, il sentait les images vivre en lui.
Vient ensuite Platon, élève de Socrate, qui va percevoir les idées créatrices archétypales.
Enfin avec Aristote, la pensée va s’élaborer sous forme de concepts.
L’école d’Athènes est encore imprégnée des connaissances cosmiques et la philosophie qui s’en dégage est loin d’être cette philosophie sèche et abstraite que nous connaissons aujourd’hui.
Notre philosophie moderne ne mérite plus son appellation ; je la ramènerais volontiers au rang de " philo-logie " ; je veux dire par là que notre philosophie moderne est le produit d’un intellectualisme qui ne prend pas en considération les données de la Sagesse Cosmique mais uniquement les données de la Sagesse du monde palpable ; une vraie philosophie digne de son nom doit tenir compte de ces deux types de données ; sans cela, elle n’est pas " sophie " c-à-d " sagesse ". A cet égard, rendons hommage à l’étude de la psychè (âme) qui s’appelle, à juste titre, psychologie car elle ne tient pas compte de la Sagesse Cosmique ; une véritable étude de la psychè, élargie au monde de la Sagesse Cosmique, pourrait s’appeler " psychosophie ".
Ces considérations ne sont pas une déclaration de guerre à qui que ce soit ! Elles se veulent être une invitation à la réflexion et à la découverte des raisons pour lesquelles la philosophie et la psychologie ne portent pas de fruits dans certaines situations….
Vers le 7ème siècle, le déclin de la connaissance élargie à la Sagesse Cosmique était consommé ; ainsi, par exemple, jusqu’à cette époque, il n’était pas possible de citer le nom d’une planète sans que ne lui soit associé l’idée des êtres cosmiques qui la régissent. Certains lecteurs qui liront ces lignes s’étonneront peut-être tant la mythologie a été considérée comme sans fondements ; cependant pour ces époques, ce n’était pas une croyance, c’était un vécu intime, une réalité intérieure….
En 869, le concile de Constantinople décréte que l’Homme est Corps et Âme ; la notion de l’esprit (pneuma) en l’Homme, comme en parlait l’apôtre Paul s’estompe au profit de l’idée d’une âme pensante et d’une âme sentante. De grandes discussions sur ce sujet persisteront jusqu’à l’arrivée de la scolastique qui éclipsera cette préoccupation.
Au 13ème siècle, l’Humanité, entraînée inconsciemment par les lois de l’évolution, se prépare à entrer dans l’ère scientifique et industrielle que nous connaissons aujourd’hui ; il va falloir étudier la matière avec une grande rigueur. Il est donc nécessaire de commencer à apprendre à penser avec une grande rigueur. C’est ainsi que l’Eglise, qui à cette époque a encore la tâche de l’éducation, voit apparaître en son sein un être comme Thomas d’Aquin, un véritable successeur d’Aristote pour cette époque. Il va introduire la rigueur dans la pensée ; la scolastique naîtra de cette volonté de rigueur.
C’est à ce courant de Thomas d’Aquin, des Dominicains que nous devons l’impulsion de la rigueur dans le penser, donc l’impulsion vers le développement scientifique et industrielle. Mais cette impulsion dérapa… L’Eglise imposa une rigueur dans la pensée religieuse ; rien à regretter, au contraire ; mais le drame vint de ce que, avec les siècles, cette pensée religieuse s’était coupée de la Sagesse Cosmique. Comme les chrétiens étaient coupés différemment de cette pensée cosmique, on vit apparaître beaucoup de pensées qualifiées par l’Eglise d’hérétiques. Et c’est au nom d’une rigueur dans la pensée que l’inquisition se mit en place avec tous les sottises et exactions que nous savons.
Rigueur dans l’acte de penser, c’est très juste mais ce n’est pas juste d’imposer un contenu de pensée à des êtres qui percevaient autre chose à l’intérieur d’eux-mêmes. Plus d’un passage de l’Evangile montre que Christ nous veut libres mais l’Eglise semble ne pas comprendre.
En 1413, c’est la chute de Constantinople et la fin du Moyen-Age. Une nouvelle civilisation commence et se répand essentiellement en Europe plutôt occidentale.
La conscience de soi, notamment de l’ego, se développe. C’est une civilisation appelée à voir l’être humain retrouver le chemin qui conduit vers la Sagesse Cosmique. Cette civilisation durera environ 2000 ans comme les précédentes.
Les représentants de l’Eglise, coupés de la Sagesse Cosmique, adoptèrent des comportements bien éloignés de ce que Christ avait enseigné.
Des conflits surgissent entre chrétiens (la Réforme, etc….)
Vers le milieu du 19ème siècle, notre outil " intellect " atteint sa capacité optimale ; ce qui ne veut pas dire qu’il a tout découvert ; cela veut dire que l’instrument est bien au point.
On pense que la science logique va tout expliquer. Oui, la science va faire de grands pas en avant grâce à cette nouvelle capacité intellectuelle ; elle va découvrir la Sagesse Terrestre de la matière et de tout ce qui est observable à laide de nos cinq sens mais elle restera dans une sorte d’illusion aussi longtemps qu’elle ne s’élargira pas à la Sagesse Cosmique.
Karl Max et Engels proclament que l’Homme est un pur organisme physico-chimique. La coupure est plus que consommée avec la Sagesse Cosmique.
A remarquer, depuis le début du christianisme, cette coupure progressive qui s’accompagne de trois affirmations, successives dans le temps, plongeant l’Homme dans le pur matérialisme :
époque du Christ, Paul dit que l’Homme est Corps, Âme et Esprit,
au moyen âge, le Concile de Constantinople déclare que l’Homme est Corps et Âme,
au 19ème siècle, l’Homme n’est qu’un Corps.
L’Eglise réagira en proclamant des dogmes. Ainsi, l’Eglise plongée elle-même dans le matérialisme, protège la descente de l’Humanité dans le matérialisme.
Pourquoi dis-tu que l’Eglise était plongée dans le matérialisme ?
Parce que son enseignement s’est coupé de la Sagesse Cosmique et qu’elle nous présente un Christ coupé de sa réalité profonde. Nous allons en parler et nous en reparlerons davantage dans un entretien d’approfondissement.
Pourquoi l’humanité est-elle ainsi descendue dans le matérialisme ?
C’est le prix que nous avons du payer pour acquérir notre liberté ; si nous ne nous étions pas coupés de la Sagesse Cosmique, nous serions restés sous sa dépendance ; tout comme un enfant, qui ne " quitte " pas ses parents quand il devient adulte, ne deviendra jamais un être indépendant.
En s’éloignant de la Sagesse Cosmique au point de l’ignorer et en se tournant vers l’étude des phénomènes purement matériels, l’Homme conquiert son indépendance.
Voudrais-tu résumer brièvement ce que tu as dit sur ces trois grandes civilisations.
Certainement.
Lors de la civilisation Egyptienne, l’Humanité acquiert une très grande sensibilité vers les phénomènes de la nature tout en restant encore assez bien en contact avec la Sagesse Cosmique. La Sagesse Cosmique pense en lui.
Lors de la civilisation gréco-romaine, l’Humanité voit cette sensibilité s’émousser et acquiert la capacité de penser par lui-même. L’Homme s’éloigne de plus en plus de la Sagesse Cosmique.
Lors de la civilisation européenne qui est en cours, l’Humanité acquiert " l’intellect ", un outil remarquable pour penser de manière logique avec grande rigueur. L’éloignement envers la Sagesse Cosmique est consommé.
Où en sommes-nous aujourd’hui ?
L’Homme est devenu une sorte de robot dans un système qu’il a lui-même mis en place ; un système dont peu ont conscience qu’il est en train de s’emballer dans une spirale infernale…
L’office mondial du commerce, les assemblées mondiales de chefs d’état attirent la désapprobation d’un nombre croissant d’êtres humains qui se sentent brimés, non respectés.
Les restructurations d’entreprise se succèdent et font monter la tension. Etc…..
Si aucune prise de conscience n’intervient, nous courrons vers une explosion sociale…
L’Occident qui est au cœur de ces exactions a été forgé et est marqué par le christianisme ; mais un christianisme qui est entré dans une pensée logique coupée des réalités de la Sagesse Cosmique ; un faux christianisme.
Les églises chrétiennes n’ont pu entrer dans cette conscience d’une Humanité et d’un Cosmos en évolution. Les Hommes ne trouvent pas chez elles réponse aux questions qu’ils se posent ; ils ne trouvent plus un enseignement adapté aux réalités quotidiennes. A l’heure où l’évolution fait entrer l’être humain dans la conscience et la nouvelle capacité d’interroger la Sagesse Cosmique qui vit en lui, les églises restent quasi muettes ; elles ne peuvent comprendre les paroles évolutives du Christ : " J’aurais encore beaucoup de chose à vous dire, mais vous n’avez pas, à présent, la force de les porter. Mais quand il sera venu, lui, l’Esprit de la vérité, il vous guidera dans la vérité entière. (Jean, 16, 12-13)
C’est pourquoi, les églises chrétiennes perdent de leurs forces et ne trouvent plus d’êtres humains qui veulent les animer.
Voilà au moins un siècle qu’elles auraient du entrer dans la compréhension de ce qu’est l’évolution de l’humanité et du cosmos ; aujourd’hui, elles se meurent sans comprendre ce qui leur arrive ; c’est dramatique pour ses membres ; c’est une situation qui engendre la compassion !
L’Homme ne sait plus qui il est ni ce qu’il fait sur cette Terre !
Les Temples-Eglises vont céder la place au Corps de l’Homme, le véritable Temple du divin. Nous reparlerons de cette grande réalité dans un entretien d’approfondissement.
En se tournant vers son " Je-Esprit " porteur de la Sagesse Cosmique, l’homme de l’occident va découvrir qu’il est appelé à être un être d’amour.
Et qui mieux que le Bouddhisme peut aider l’âme à acquérir les qualités de compassion, le tremplin vers l’Amour auquel Christ nous convie.
Et qui mieux que le véritable christianisme puisé à l’intérieur de soi auprès de la Sagesse Cosmique peut le mieux éclairer le Bouddhiste qui cherche un sens profond à sa vie ?
Aujourd’hui, en occident, des âmes naissent avec un cœur plein de dévouements ; elles forment, entre autres, ces organismes dits " sans frontières " ; mais quand elles passent par des moments de déception, elles retrouveraient rapidement courage si elles venaient à découvrir le véritable sens de la vie auprès de leur Sagesse Cosmique intérieure.
Si ces génocidaires et acteurs d’autres exactions savaient les lois du karma, comment se comporteraient-ils ?
En occident, l’Amour renaîtra de la connaissance.
En Orient, la connaissance de Christ transcendera la compassion en Amour et évitera un dérapage vers l’Occident matérialiste.
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Première éditon : 11 septembre 2001
Dernière révision :
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