Troisième entretien.
(Le christianisme)
La question qui est restée sans réponse est celle-ci : " En quoi consiste l’événement cosmique qui a rendu l’accès à la Sagesse Cosmique ? ".
Tu entrevois certainement que la réponse que je vais te donner résulte du cheminement intérieur dont je t’ai parlé.
Avant de répondre, je voudrais attirer ton attention sur le compagnonnage lors de ce cheminement. C’est ma recherche personnelle qui ouvre les portes vers la Sagesse Cosmique comme je te le présentais en parlant d’Einstein, par exemple. Mais c’est aussi l’écoute de ce qu’autrui a découvert qui ouvre d’autres portes en moi ; je dis bien " qui ouvre d’autres portes intérieures en moi " car je ne peux adopter ce qu’autrui a découvert que dans la mesure où je le découvre aussi en moi-même ; c’est moins une loi de liberté qu’une discipline intérieure sur un chemin de liberté ; accepter, sans vérification intérieure et sans vérification dans la vie quotidienne, est indigne d’un être humain conscient du chemin qu’il est appelé à parcourir. En fait, le témoignage d’autrui est une clef qu’il m’offre pour que je puisse éventuellement ouvrir une de mes portes intérieures.
L’événement cosmique qui a rendu l’accès à la Sagesse Cosmique ne peut être compris qu’après avoir jeté un regard sur ce qui le précède.
Je vais m’appuyer sur d’anciens documents rédigés vers le 6ème siècle avant notre ère qui relatent les premières cultures postatlantéennes (soit environ à partir de 7 millénaires avant notre ère) ; dans ces documents, nous constatons que les hommes de ces époques conduisaient leur vie en s’appuyant sur des images sacrées qui vivaient en eux. C’est ainsi qu’ils utilisaient des mots comme " êtres spirituels ", " dieux "… qu’ils nommaient de divers noms. Ils nommaient ainsi la Sagesse Cosmique qui se manifestait à l’œuvre dans le cosmos ; chaque type de manifestation pouvait ainsi être nommée.
L’ancienne Inde pressentait que l’Etre solaire s’approchait de la Terre ; on lui avait donné le nom de Vishvakarman, celui qui prend sur lui le karma de l’humanité, celui qui a tout fait, l’être spirituel caché qui trône au dessus de tous les dieux ; dans l’ancienne Perse, on appelait Aoura-Mazdao, ce grand Etre Solaire en qui se trouve toutes les forces qui sur terre président à la cristallisation des roches, à la multiplication des bêtes sauvages de toutes sortes, à la croissance et au développement de l’Homme ; dans l’ancienne Egypte, l’Homme représente l’Etre Solaire par le dieu Ra duquel émanent les forces astrales représentées par des rayons terminés par des mains agissant sur la terre; et d’autres noms.
Quand il s’incarna en l’an zéro, on lui donna le nom de Christ. Saint Augustin, un père de l’Eglise chrétienne, qui vécut fin du 4ème siècle, début du 5ème, dira: "Ce que l’on appelle actuellement la religion chrétienne existait déjà chez les anciens, et cela dès l’origine du genre humain, jusqu’à ce que Christ parut dans la chair; alors la vraie religion qui existait déjà antérieurement, reçut le nom de chrétienne".
Qui est cet Etre Solaire appelé Christ depuis 2000 ans ?
Quand je lis l’évolution de l’univers décrite par nos savants modernes, je constate, comme je l’ai dis plus haut, qu’une Sagesse Cosmique régit tout le cosmos. C’est pourquoi, j’accepte volontiers que ces documents anciens nomment des êtres spirituels à l’œuvre dans la réalisation de l’univers ; j’accepte tout aussi volontiers qu’un être supervise tout ce " travail " ; et j’accepte enfin que ce dernier soit nommé " Etre solaire " car personne ne peut nier que la vie vient du Soleil.
Qu’a donc fait cet Etre Solaire nommé Christ ?
Il est intervenu dans la constitution spirituelle de la Terre au point que ceux qui perçoivent l’aura ont pu voir l’aura de la Terre se modifier lorsque son sang coula au Golgotha.
Voilà l’événement cosmique dont je t’ai parlé dans notre précédent entretien ; cet événement qui a rendu accès à la Sagesse Cosmique.
En intervenant ainsi, il a fait plus qu’enseigner ; il a donné à l’être humain la capacité de cheminer vers la Sagesse intérieure ; cette Sagesse intérieure réside dans une entité spirituelle qui est descendue en nous et que nous n’entendons que si nous nous tournons vers elle : c’est le daïmonion de Socrate !
Quand on demandait à Christ qui il était, il répondait : " Je suis le Je suis " c-à-d " Je suis celui qui vient vous apporter la conscience du Je-Esprit en vous " ; en ce " Je-Esprit ", nous reconnaissons le " daîmonion " de Socrate. (Fig1)
Il disait aussi : " Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie " et " Je viendrai établir ma demeure en chacun de vous ". Par là, il signifiait qu’il était en nous pour " enseigner " notre propre " daîmonion " pour autant que nous le voulions ; il respectait ainsi notre cheminement vers la Liberté.
Voici ce que, en voyant la Terre, a dit Edgard Mitchell, le chef d’une expédition Apollo :
" En voyant la terre, je sus que l’univers avait une signification. Cela débuta avec l’expérience à vous couper le souffle qui consiste à voir la planète terre flotter dans l’immensité de l’espace. Ma première impression, à l’instant où je regardais la terre, fut son incroyable beauté, que même les photos les plus spectaculaires n’arrivent pas à rendre. C’était une vue majestueuse : un splendide joyau bleu et blanc, suspendu dans un ciel de velours noir. Avec quelle tranquillité et quelle merveilleuse harmonie il semblait s’insérer dans le modèle d’évolution qui guide l’Univers ! En un moment d’extase, la présence du divin devint presque palpable et je sus que la vie dans l’univers n’était pas seulement un accident des mécanismes du hasard. (…)
C’était clair et net : l’univers avait une signification et une direction. Ce n’était pas perceptible par les organes des sens, mais c’était cependant visible : une dimension invisible derrière la création visible qui lui donne un dessein intelligent et apporte un sens à la vie. "
A quelle réalité correspond cette modification de l’aura de la Terre ?
Désormais, la Terre et les êtres humains à qui elle donne corps et sang reçoivent en eux la Sagesse Cosmique. Les aliments produits par la Terre sont emplis de l’esprit de Christ.
Les chrétiens ont témoigné de cette réalité lors des " Messes " où ils partagent le pain et le vin.
A l’origine de ces cérémonies, les chrétiens " comprenaient dans une sorte d’instinct, de sensibilité " ce qu’ils faisaient ; ils ressentaient que, depuis Gogotha, le sang de Christ avait dynamisé la Terre et qu’ainsi Christ était venu habiter en eux ; aujourd’hui, depuis que l’évolution les a fait quitter cet instinct (afin qu’ils deviennent des êtres libres et conscients), ils ne comprennent plus ce qu’ils font ; ils ne comprennent plus le sens du pain et du vin ; ils ne vivent pas vraiment la présence agissante de Christ en eux ; elle est agissante aujourd’hui si, en pleine liberté et conscience, nous nous tournons vers elle.
Depuis 2000 ans, la Terre perd de sa cohésion ; les géologues constatent que les roches deviennent de plus en plus friables. Nous pourrions reparler du sens de cela dans nos futurs entretiens d’approfondissement.
Mais que se passe-t-il donc aujourd’hui ? Les chrétiens sont de moins en moins nombreux ; ils n’ont pas accès, que je sache, à cette Sagesse Cosmique ; j’ai difficile de croire en tout ce que tu viens de me dire.
Je suis heureux de t’entendre dire que tu as difficile de me croire. Je serais très mal à l’aise si tu te mettais à croire en mes paroles sans vérification intérieure. Prends le temps ! Mes paroles ne peuvent être autre chose qu’une clef que je t’offre afin de vérifier si elle ouvre une de tes portes intérieures.
Prends le temps ! Abandonne tout comme Einstein qui laisse tomber les bras ; ainsi tu feras un vide en toi qui ouvrira une porte par " aspiration " ; souviens-toi : le vide aspire, le vide cherche à se combler. Tu commenceras ainsi le chemin qui conduit vers la Sagesse.
Tu me demandes ce qui se passe aujourd’hui.
Comme tu le vois, comme nous le voyons tous, un rideau tombe sur le christianisme. C’est la fin du premier acte !
A moins que la pièce soit finie et qu’il n’y ait pas de second acte !
Tu viens de me parler du christianisme. Je constate que de plus en plus de personnes s’intéressent au Bouddhisme ; ne serait-ce pas lui qui va remplacer le Christianisme et qui sera la voie vers la Sagesse Cosmique ?
Excellente question ! Ce sera pour notre quatrième entretien ! D’ici là tu ouvriras peut-être quelques portes !
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Première éditon : 11 septembre 2001
Dernière révision :
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