Neuvième entretien.

(l’amour-fusion)

 

L'âme sort de sa sécheresse et embrasse la Vie quand, au sein de l'achimie des courants de pensée, jaillit l'alchimie des coeurs.

 

As-tu été surpris de mon coup de fil te demandant de bien vouloir venir pour un neuvième entretien alors que nous avions convenu de nous revoir plus tard pour des entretiens d'approfondissement ?

Ce n’est pas une mise en scène de ma part ; sincèrement, je croyais en avoir fini. J’étais en train de peaufiner les textes - et à l’heure qu’il est, je n’ai pas fini - tout comme un peintre ne livre son tableau que lorsqu’il a effectué les dernières retouches afin que l’image représente bien ce qu’il vit intérieurement.

Que s’est-il donc passé pour que tu me rappelles ainsi pour un entretien que nous n’avions pas prévu ?

C’est la fin de journée de ce vendredi 18 août 2001 qui a tout déclenché !

Vers 20h30, j’ai un entretien téléphonique avec une amie ; avec elle et son mari, nous faisons bien des pas sur nos chemins d’évolution respectifs.

Au cours de cet entretien, elle me redit qu’elle porte bien en elle son passé, particulièrement sa dernière incarnation, et que, de ce fait, elle estime qu’il n’est pas juste de retravailler encore ce qu’elle porte déjà ; quand le moment est venu d’utiliser ce passé, il revient ; l’important, c’est d’aller vers le futur. L’important, c’est d’agir à partir de ce que l’on est.

C’est là une façon de voir à laquelle j’accède entièrement car personnellement, je me sens toujours porté vers l’avenir ; je dois d’ailleurs me surveiller pour ne pas oublier que la réalité, c’est le " ici et maintenant " ; en fait, le présent est la conjonction du passé et du futur ; l’acte que je pose à un moment donné, je le pose à partir de ce que je suis devenu à ce moment tout en étant conscient que je suis en chemin.

Et c’est pour me dire cela que tu me rappelles !

Ceci est un préambule ! Voici où je veux en venir !

" Ici et maintenant " : conjonction du passé et du futur !

Exactement !

Cet entretien téléphonique relança en moi la question que je me posais depuis la fin de nos huit entretiens de base : " Est-ce que ces entretiens sont suffisamment branchés sur le futur ? "

Après cet entretien, je jetai un coup d’œil sur le N° de " Agenda plus " de juillet/août " que je venais de me procurer en faisant des courses avec ma femme.

Devant cette publication, je me pose toujours la question : " Comment le lecteur peut-il faire des choix ? Comment peut-il s’y retrouver devant cette panoplie d’offres allant dans diverses directions ? ".

De tels documents me renvoient à ce que je te disais dans notre sixième entretien ; le moment est venu pour tous les courants de pensée d’entrer en alchimie ; sans quoi, nous continuons à ajouter sans cesse des étages à la tour de Babel ; les personnes en recherche courent le risque de se dresser les unes contre les autres, chacune pensant qu’elle a raison et l’autre tort !

Et voilà qu’en feuilletant ce dernier N° d’Agenda plus, je " tombe " sur l’annonce d’un livre qui m’interpelle ; je me demande : "  Comment situer cela dans ma vision à moi ? ". Ma réponse est : " C’est un moyen de faire un travail de progrès sur notre astralité ". Et je continue ma réflexion en pensant que cet ouvrage s’inscrit bien dans ce qu’attend de nous cette époque d’évolution : " Mettre de l’ordre dans notre corps astral ". Il est l’heure d’aller dormir et je me dis que demain je vérifierai si, dans nos entretiens, nous avons clairement parlé de cette nécessité.

Et si Agenda plus était un instrument qui, par ses offres, donnent des pistes pour travailler notre astralité source de tous nos maux ?

Pourquoi pas ? Mais toutes ces offres sont traversées par des courants de pensée ! Cette diversité dérangera aussi longtemps que ces courants de pensée ne seront pas traversé par une " colonne vertébrale " qui les relie.

Pour moi, cette colonne vertébrale naît dans la capacité individuelle de se relier à la Sagesse Cosmique qui vit à l’intérieur de soi.

Je me sens enclin à consacrer le reste de ma vie pour collaborer à la naissance dans l’humanité de cette colonne vertébrale.

Ce serait un erreur de croire que cette Sagesse Cosmique est abstraite ; c’est nous qui la rendons abstraite quand nous ne l’intégrons pas dans les actualités de la vie quotidienne. De même que la sagesse terrestre est une illusion quand nous ne l’intégrons pas dans la Sagesse Cosmique. Deux en Un ; c’est incontournable !

Je mets fin à la réflexion et prends cela avec moi pour la nuit….

Et ce matin dans ta méditation quotidienne du réveil, tu trouves que tu dois me revoir !

C’est bien cela !

Ce matin, je ressentis avec une force particulièrement intense un aspect de ce travail qu’il nous revient de faire sur notre astralité ; un aspect qui m’apparut comme un appel pressant du futur. Cela devenait clair pour moi ; nous n’avions pas seulement à nous préoccuper de faire une alchimie en nous de tous les courants de pensée mais nous avons aussi à nous préoccuper de faire une alchimie en nous de tous les " états d’âme " ! J’avais déjà ressenti cette nécessité mais davantage d’une manière abstraite ou occasionnelle ; aujourd’hui, c’était devenu une réalité au point que j’éprouvais un réel sentiment de sécheresse intérieure sans vie à l’idée de me limiter à une alchimie dans la pensée ; je découvris que l’alchimie des temps présents était une alchimie nécessitant trois grands groupes d’ingrédients provenant chacun d’une première alchimie interne :

Tu as souvent parlé d’alchimie ! Je voudrais être certain que je te comprends bien !

Pour moi, il y a alchimie quand différents ingrédients sont pris en considération afin d’essayer d’en dégager un tout homogène. Quand je malaxe les ingrédients d’un gâteau, j’obtiens une pâte qui, cuite, me donne un tout : c’est une alchimie ! Le Multiple est Un et le Un est Multiple ! L’alchimie est le chemin vers le Un, vers le Père, pour reprendre l’expression de Christ. Christ dira : " Père, qu’ils soient Un comme toi et moi sommes Un " ; cela montre bien le chemin qui nous attend.

Merci ! Voudrais-tu préciser ce que tu entends par cet " amour qui renaît tout autre " dont tu as parlé juste avant que je te questionne sur l’alchimie ?

Quand on arrive à la compassion, comme les Bouddhistes, on a fait un grand pas en avant ; mais quand on en vient à l’amour, c’est autre chose encore ! Hélas, ce mot est chargé de tant de connotations d’astralité désordonnée qu’il a perdu sa force, la force du mot, la force du Verbe !

Qu’est cet amour nouveau ? C’est un amour-fusion qui laisse à chacun sa liberté, sa conscience, sa dignité ; bref qui permet à l’autre d’être.

Je ne parle pas seulement ici d’un amour-fusion avec un autre être humain ; je parle d’un état permanent de l’âme qui entre en union avec TOUT ce que contient l’Univers, le Cosmos !

Tu me demandes pourquoi je dis que cet amour-là renaît. En employant le mot " renaître ", je veux souligner que cet amour, qui vit plus ou moins inconsciemment en nous, renaît de l’éclairage que la Sagesse Cosmique nous donne sur nous-mêmes.

C’est beau ! Mais sont-ce là des états d’âme qui débouchent sur des actes, des comportements ?

Je ne parlerai pas ici de la relation avec les êtres non incarnés… ; nous laisserons cela pour un entretien d’approfondissement ; restons-en pour l’instant à nos relations avec tout être qui se révèle à nous dans une réalité physique terrestre.

Si ces relations en restaient à des états d’âme, ce serait dangereux pour notre équilibre ; très dangereux car nous nous déconnecterions de l’incarnation.

En fait, pour agir de manière équilibrée, il est nécessaire d’en arriver à vivre ces amours-fusion dans ses cinq sens, à la fois : le son-musique, la vue-couleurs, l’odorat-parfum, le goût-saveur, le toucher-vibration.

Tu rencontres une fleur, que feras-tu ? Tu admireras sa beauté, sa forme, son parfum ; mais iras-tu jusqu’à en entendre le son, à en apprécier la saveur quand tu la gouttes ou la vibration quand tu la touches ?

Et tu peux faire de même lors de toute rencontre ici sur Terre.

J’entrevois bien cela pour un minéral, un végétal, un animal ; mais pour un être humain, le rencontrer dans nos cinq sens….

Commence, comme je l’ai fait, par méditer sur les différents mœurs des peuples sur lesquels tu as quelques informations ou que tu connais ; pas nécessaire, dans une première approche, de t’interroger sur tous les peuples. Dans cette recherche, efforces-toi de découvrir l’impulsion de base qui a conduit tel peuple à telle coutume ; en agissant ainsi, tu lèves un voile de la Sagesse Cosmique qui dort en toi et qui ne dort pas – si ce n’est éventuellement dans leur conscience – chez les êtres de ce peuple. Certes, il t’arrivera de découvrir des comportements incompatibles avec la Sagesse Cosmique ; dans ce cas, efforce-toi de découvrir de quelle qualité cosmique telle coutume est la manifestation déviée….

Compare, par exemple, comment les peuples vivent leur sexualité. En ces matières, qui ont si fortement évolué en Occident depuis quelques décennies, tu peux déjà faire pas mal de découvertes dans les comportements des diverses générations occidentales actuelles. Ce sont des découvertes que nous pourrions aborder dans un entretien d’approfondissement comme je te l’ai déjà proposé lors de notre dernier entretien.

Je te propose d’expérimenter un premier amour-fusion : goûter le parfum de l’air que tu respires quand tu te déplaces dans un jardin ; ce sera déjà deux sens : le goûter et le sentir ! Ensuite, tu peux l’entendre, le sentir te caresser la joue ; finalement, tu finiras par le voir : sur la feuille qui vibre à son contact, par exemple. Je t’avouerai qu’il y a peu - entre deux de nos entretiens ou lorsque je relisais ces entretiens - j’étais sorti au jardin lorsque, soudain, je pris conscience du parfum de l’air et regrettai de ne pas pouvoir rester dans ses bras un long moment…. Après de tels instants, on n’est plus comme avant…. et l’air non plus ! Voilà de quoi illustrer et compléter notre dernier entretien où nous avons parlé de la rencontre en disant que " Tout, dans notre vie quotidienne, est rencontre ".

Tu me rappelles ces rencontres où je ressentais en moi le besoin de toucher une personne sans oser le faire ; ce que j’étais mal ensuite !

Je fais souvent de telles expériences, moi aussi !

Pourquoi n’osons-nous pas ?

Il y a deux sortes de situations. Il y a des situations où ce qui vit dans notre astralité justifie que nous ne touchions pas mais il y a des situations où ce qui y vit ne le justifie pas. Que veux-je dire ?

Dans les milieux Judéo-chrétiens, on parle beaucoup de la concupiscence de la chair. Essayons d’y voir plus clair !

Quand il s’agit de rencontrer un être humain, il s’agit d’une rencontre complexe ; souviens-toi de ce que nous avons dit sur la nature humaine. En fait quand je rencontre un de mes semblables, ce sont mes neuf éléments qui rencontrent neuf éléments en autrui. Pour simplifier, disons que ce sont mes Corps, Ame et Esprit qui rencontre les Corps, Ame et Esprit d’autrui.

Je reprends la comparaison des poupées russes qui s’emboîtent l’une dans l’autre. Tu te souviens !

J’imagine que je suis une poupée en trois membres ; la petite intérieure c’est mon noyau " Je ", la moyenne c’est mon âme, la plus grande - celle que l’on voit – c’est mon Corps. J’imagine de même la personne que je rencontre. (fig.6)

Voilà que monte en moi le désir de prendre dans mes bras cette personne. Que se passe-t-il en moi ? Est-ce une concupiscence charnelle ou une concupiscence harmonieuse ?

Que dis-tu ? Concupiscence charnelle, concupiscence harmonieuse ? Tu m’étonnes !

Cela ne m’étonne pas que tu sois étonné ! car je n’ai jamais vu dans la littérature " concupiscence harmonieuse " ; j’ai forgé volontairement l’expression pour t’interpeller et te mettre sur le chemin de la découverte d’une clé qui pourrait t’aider à ouvrir une de tes portes intérieures vers la Sagesse Cosmique.

Allons au dictionnaire voir le mot " Concupiscence ". Nous lisons : (petit Robert) latin : concupiscentia, de concupiscere " désirer ardemment ". 1.-Théologie : Désir vif des biens terrestres. 2.-Penchant au plaisir des sens. Concupiscence de la chair.

Je reviens à mon exemple ; je te disais donc : Que se passe-t-il en moi quand monte le désir de prendre une personne dans mes bras. Est-ce une concupiscence charnelle ou une concupiscence harmonieuse ?

Examinons les deux possibilités. (voir figure 6)

Concupiscence charnelle ou désir vif du corps d’autrui.

Ce désir :

C’est une rencontre des corps.

Concupiscence harmonieuse ou désir vif de rejoindre le noyau-esprit (Je) d’autrui et par là rencontrer tout l’être d’autrui corps, âme et je-esprit)

Ce désir :

Les pulsions sexuelles se métamorphosent ainsi en pulsions d’intimité, de tendresse. C’est une rencontre des êtres tout entiers.

Tu peux méditer la-dessus ! Tu as quelques clés !

Merci pour ces clés ! J’ai besoin de temps ! J’aimerais que tu commentes… un peu….quand même !

Je ne te dirai pas tout ; je vais te mettre en chemin ! Démarche socratique s’impose pour respecter ta liberté et le développement de ta conscience….

Les milieux judéo-chrétiens ont considéré que le corps était la source du mal ; c’est pourquoi, ils ont amené leurs adeptes à toutes sortes de pratiques de rejet. Etait-ce un passage obligé dans l’évolution ? Fallait-il construire des barrières de protection à l’aide de lois, tabous et interdits aussi longtemps que l’être humain ne serait pas capable de se prendre en charge à partir d’une loi intérieure issue de la Sagesse Cosmique ? Difficile de refaire le passé en imaginant qu’un tel rejet n’aurait pas existé.

Par ailleurs, nous constatons que les hommes en dehors des milieux judéo-chrétiens ont aussi établi des lois en ces matières.

N’entrons pas dans une querelle du passé et voyons clair en réveillant cette Sagesse Cosmique qui dort en nous ! Que nous dit-elle aujourd’hui ? Elle dit :

Tu es un être incarné ; la réalité, c’est que tu as un Corps, une Ame et un Je-Esprit ; ton Corps est le Temple fait aux dimensions de ton Je-Esprit pour qu’il puisse y vivre et réaliser son projet d’incarnation. Alors pourquoi le considérerais-tu comme la source de tous tes maux ? La source de tous tes maux ne jaillit pas de ton corps mais de ton âme ! Rends à ton âme sa virginité originelle ; autrement dit, aligne ton astralité sur les qualités des êtres spirituels et ton corps sera lumineux ! Ton regard sur ton corps et celui d’autrui changera ; tu le vénéreras ! Tu le vénéreras comme Marie-Madeleine, renée dans ma sagesse, déversa le parfum sur le corps de Christ en Jésus. Tu le vénéreras comme Nicodème répandant le parfum sur ce même corps descendu de la croix. Tu le vénéreras comme Joseph d’Arimathie lui offrant son tombeau. Et quand tu toucheras celui d’autrui, tu le vénéreras !

Ainsi tu dis qu’au lieu d’aller rencontrer Christ dans les églises de pierre, le temps est venu de vraiment prendre conscience que je rencontre Christ dans le corps d’autrui et dans le mien.

Oui, notre corps est le Temple où Christ habite en compagnie de notre " Je-Esprit ". C’est là que nous sommes appelés à le rencontrer.

J’ajouterai encore ceci ; la prise de conscience que voici m’a beaucoup aidé ; à toi de voir si c’est une clé pour toi…

Il y a en nous une profonde nostalgie du temps où nous faisions Un avec tous les êtres de l’univers, humains, animaux, végétaux, minéraux, tous non différenciés. Depuis le Big-bang et les séparations successives qui s’en sont suivies, nous sommes tous en quête de notre Unité perdue. Le Un est devenu Multiple et le Multiple redevient Un. C’est là une réalité qui vibrera de plus en plus en chacun de nous en pleine conscience.

La dernière séparation qui nous a touchés le plus, c’est de passer de l’être humain homme et femme à l’être humain homme ou femme ; en termes plus savants : de passer de l’androgynat à la séparation des sexes.

C’est pourquoi, aujourd’hui le masculin et le féminin s’attirent pour reconstituer cette unité perdue. Comme nous l’avons vu, notre " Je " n’a pu gérer notre astralité descendue trop vite vers la connaissance ; il en est résulté divers désordres dont, notamment, ces désordres sexuels que nous connaissons.

L’important n’est pas de rejeter la sexualité, ce serait indigne de notre nature ; l’important est de découvrir qu’elle est un moyen de revivre l’Unité qui s’accompagne d’une certaine jouissance.

Il nous revient progressivement de savoir jeter un autre regard sur les organes sexués en les considérant comme des instruments d’union et non de plaisir uniquement ; mon plaisir, c’est de vivre l’Unité ; c’est une joie qui vit dans mon âme et qui se manifeste dans le corps. Ce n’est pas le plaisir du corps que je cherche mais la célébration de l’Unité.

Cette réflexion est à rapprocher de l’image des deux poupées russes que je viens de te proposer.

A force de regarder la sexualité dans sa pleine réalité, nous acquérons un autre regard…. Mais attention, il ne s’agit pas ici d’une automanipulation qui viserait une substitution d’état d’âme à un autre état d’âme ; il s’agit d’une réelle métamorphose qui naît à partir de la connaissance de la Sagesse Cosmique ; non pas une Sagesse Cosmique qui dicte sa volonté mais une Sagesse spirituelle qui nous révèle la réalité des choses. Ceci m’amène à te dire que pour en arriver à cet autre regard sur la sexualité, il est nécessaire de se laisser instruire par la Sagesse cosmique bien davantage que par ce que je t’en ai dévoilé ; à toi de poursuivre ta recherche seul et avec d’autres.

Le jour où nos états d’âme iront dans ce sens, les publicistes pourront se mettre en recherche d’autres affiches….

Je vais faire tout en mon pouvoir pour entrer en connexion avec la Sagesse Cosmique.

Tu viens d’employer le mot " connexion " ! Tu me fais penser à ces connexions sur Internet. Quand nous nous connectons sur notre " Sagesse Cosmique " intérieure, c’est comme si nous utilisions un Internet Cosmique. Et, ici, pas besoin d’ordinateur, de modem ; il " suffit " que nos qualités astrales se développent ; plus elles se développent, plus l’Internet cosmique est accessible !

Internet terrestre et Interne cosmique : deux Internet qui se complètent tout comme se complètent la Sagesse Terrestre et la Sagesse Cosmique. A utiliser avec discernement, l’un comme l’autre….

Donc, souviens-toi ! N’oublies-pas de développer tes qualités astrales, de t’aligner sur les qualités des êtres cosmiques. Tu vas certainement me demander ce que sont ces qualités ! Nous en reparlerons dans un entretien d’approfondissement car aujourd’hui ce serait trop long ! Tu en trouveras déjà assez bien dans ce que nous avons échangé, notamment sur nos états d’âme lors des rencontres.

Je dois te confier que mon chemin depuis deux ans m’a permis de faire des pas importants sur ce " travail d’alignement de mon corps astral sur les qualités des êtres cosmiques ou sur la Sagesse Cosmique ". Pourquoi cette expression " travail d’alignement etc… " ? je pourrais dire plus simplement que j’ai fait des pas importants dans la purification de mon corps astral ! Mais, que veux-tu, j’ai encore des boutons quand j’entends le mot " purifier " ! C’est un mot chargé de trop de connotations qui te coupent de la vie… Ces boutons ont été salutaires car ils me permettent de mieux exprimer le travail à faire sur notre astralité : aligner son corps astral sur la Sagesse Cosmique, sur les qualités des êtres spirituels ; cela sent la vie et non la contrainte !

C’est parce que j’ai fait ce chemin d’alignement qu’il m’a été permis aujourd’hui de ressentir si pleinement combien est justifié et nécessaire d’oser l’amour-fusion avec toutes les créatures. C’est la Vie, la vraie Vie ! c’est un chemin de guérison pour soi et l’humanité toute entière !

Certains psychothérapeutes rejettent l’amour-fusion mais il s’agit d’autre chose ; il s’agit de l’amour-fusion qui fait perdre la conscience de sa personnalité.

Je termine par quelques mots forts. Notre âme se nuit à elle-même par certains de ses actes mais elle se nuit tout autant par les actes qu’elle n’accomplit pas ! C’est la parabole des talents ! Oser !

C’est ainsi qu’un jour l’impur sera considéré comme pur et le pur comme impur. Comprenne qui le pourra !

Il est vrai que tout comportement coloré d’égoïsme nous est retourné, comme un boomerang, par les êtres cosmiques ; maladies, souffrances : conséquences de notre comportement.

Mais éviter ces erreurs de comportements ne suffit pas ! C’est aussi une erreur de se figer sous prétexte de ne pas commettre d’erreurs ; se figer, c’est mourir, c’est se priver de nourriture car nos comportements sont source de progrès ; tant pis, si une erreur est commise : en en prenant conscience, elle nous fait avancer…

Merci pour cet entretien, il en valait la peine ! Mais il y a une question qui me brûle les lèvres ! Depuis nos entretiens, j’ai fait une première lecture de ton livre " Ô Homme, connais-toi toi-même et deviens toi-même " avec en sous-titre : exhortation que l’homme s’adresse à lui-même. Tu parles autrement de la sexualité que dans l’entretien que nous venons d’avoir !

Je suis heureux que tu me poses cette question ! C’est à peu près les seuls passages de mon livre avec lesquels je me sens en léger décalage aujourd’hui.

Ce livre a été écrit en juillet 1994 ; il y a donc sept ans ! A cette époque, c’était ma vérité ! mais depuis lors, j’ai continué mon chemin ; j’ai travaillé mon astralité au point que j’ai un autre regard sur la sexualité. Mais ce regard n’est possible que lorsque l’on atteint d’autres taux vibratoires…

Cette ancienne façon de voir engendrait pour moi un comportement qui était en harmonie avec les qualités que mon âme avait atteintes à ce moment-là ; je ne pouvais en avoir d’autre !

Voilà bien une preuve de ce qu’un véritable chemin d’évolution exige une âme disposée à remettre demain en question ce qu’elle considère aujourd’hui comme la vérité. La Vérité ne se fige pas ; elle est toujours en mouvement ; mais on ne peut découvrir que ce dont l’âme est devenue capable.

Je suis loin de t’avoir tout dit sur cette question de la sexualité ; si tu viens pour un entretien d’approfondissement, nous aurons l’occasion d’aller plus loin. D’ici là, tu auras le temps de découvrir, par toi-même, un autre regard.

Je voudrais en revenir à l’amour-fusion. J’ai le sentiment, sans trop comprendre, que, lors d’une maladie, un tel amour peut aider.

Je te disais, il y a quelques instants, que le chemin d’alignement de l’astralité était un chemin de guérison pour soi et l’humanité toute entière ; si cet alignement cosmique est un chemin de guérison, c’est parce qu’il conduit à la source de toute guérison : l’amour-fusion.

L’amour-fusion est une nourriture qui contient toutes les forces de vie du cosmos.

Mais comment puis-je guérir parce que j’entre en amour-fusion avec autrui ? Explique moi cela, veux-tu ?

Nous approchons ici d’un très grand Mystère ; non un Mystère au sens de l’incompréhensible mais au sens de ce qui provient en direct de la Sagesse Cosmique.

Christ habite en chacun de nous et notre âme s’aligne sur lui (sur les êtres cosmiques qu’il harmonise) en se mettant à l’écoute de son Je-Esprit ; ainsi, chacun de nous se christifie. Quand deux êtres se rencontrent, les forces christiques de guérison - que chacun porte - peuvent " être activées " dans la mesure de la conscience de ces deux personnes.

Dans cette astralité nouvelle, les barrières, les interdits, tabous, … qui éloignent les êtres humains les uns des autres perdent leur raison d’être ; au contraire, les maintenir génère et entretient la maladie car les maintenir c’est refuser d’activer les forces christiques de guérison.

Mais ! ! ! Pour extraire ces barrières de nos habitudes, il faut une force de retournement bien réelle ! C’est pourquoi, j’utilise la lemniscate (fig.2) pour décrire le " chemin de travail de l’âme ". Tu reconnais ici combien cette image est concrète ; l’âme au contact de son-Esprit fait des expériences qui lui permettent d’aligner son astralité ; ensuite, ce n’est qu’après avoir opéré en elle un profond retournement qu’elle a la force de " mettre en pratique " son astralité nouvelle au sein de nouvelles expériences dans le corps ; ces expériences la renvoient à de nouvelles expériences dans son Je-esprit et ainsi de suite.

Ces forces christiques dont nous sommes porteurs, qui sont-elles ?

Quand nous alignons notre astralité sur les êtres cosmiques - et donc, forcément sur Christ -, nous sommes porteurs de toutes les forces créatrices de ces êtres ; ce sont ces forces créatrices qui agissent en nous lors de la rencontre. Elles agissent dans la mesure où nous sommes conscients de ces réalités ! Médite sur les guérisons opérées par Christ ou ses apôtres .

Mais n’oublie pas que l’énergie primordiale c’est l’amour et que sans l’amour, il n’est pas possible d’harmoniser toutes les qualités.

Mais qu’est-ce que l’amour véritable ?

C’est une attitude d’âme qui, à la fois, sait donner et sait recevoir. Si tu donnes tout, autrui reçoit tout ; et si cet autrui donne tout, tu reçois tout ; et si chacun fait de même… . Utopie ou logique implacable combien difficile à concrétiser ?

Nous pourrions aussi constater que l’amour véritable exige de savoir demander… . Il y a encore bien des choses à dire sur cet amour !

J’aime les phrases lapidaires, pourrais-tu m’en donner une qui présente ce qui a été dit au cours de ce neuvième entretien ?

L’âme sort de sa sécheresse et embrasse la Vie quand, au sein de l’alchimie des courants de pensée, jaillit l’alchimie des cœurs.

Je te remercie,

A bientôt,

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Première éditon : 11 septembre 2001

Dernière révision :

                                 

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